Button s'est imposé devant son coéquipier Rubens Barrichello, visiblement plus rapide que lui à Barcelone, mais qui a suivi une très surprenante stratégie de course de trois arrêts aux stands, ce qui l'a fortement desservi.
Derrière les Brawn GP, une fois encore plus fortes que le reste du plateau, on retrouve les habituelles Red Bull, leurs dauphines attitrées. Contrairement à l'ordre établi, Mark Webber (3e) devance cette fois son partenaire Sebastian Vettel (4e).
L'Espagnol Fernando Alonso est cinquième, une performance inespérée, tant sa Renault a paru en-deçà de la concurrence. Parti huitième, le double champion du monde a su grappiller des places petit à petit, jusqu'à dépasser un Felipe Massa (Ferrari) en difficultés dans le dernier tour.
Massa, justement, souvent troisième, puis quatrième, peut encore pester contre la scuderia, coupable cette fois-ci de pas lui avoir mis assez d'essence lors de son deuxième et dernier arrêt pour lui permettre de terminer la course à un rythme soutenu. Avant Alonso, le Brésilien avait déjà dû laisser passer Vettel.
Nick Heidfeld (BMW Sauber) se classe septième et précède Nico Rosberg (Williams), alors que le champion en titre, Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes), auteur d'une course anonyme, s'arrête à la porte des points (9e).
Le GP d'Espagne, disputé devant un public bien plus clairsemé qu'habituellement, a été très pauvre en dépassements. Le seul fait de course marquant aura été un accrochage spectaculaire dès le deuxième virage.
Sébastien Bourdais (Toro Rosso) est monté sur son coéquipier Sébastien Buemi après que celui-ci eut freiné brusquement, deux pilotes, Jarno Trulli (Toyota) et Adrian Sutil (Force India) sortis de piste, étant revenus sur l'alsphalte simultanément devant lui. Les quatre pilotes se sont accrochés et ont abandonné. Aucun n'a été blessé.


